L’Afrique a marqué de son empreinte la Coupe du monde 2026. Sur les dix sélections engagées dans le tournoi, neuf ont atteint les seizièmes de finale, soit un taux de réussite de 90 %, présenté par la Confédération africaine de football (CAF) comme un record pour le continent dans l’histoire du Mondial.
Le Maroc, l’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, la RD Congo, le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tunisie représentaient l’Afrique lors de cette édition.
La CAF souligne également la progression du poids continental dans la phase à élimination directe. Alors que les sélections africaines représentaient 20,8 % des 48 équipes engagées, elles constituaient 28,1 % des équipes encore en compétition au stade des seizièmes de finale.
« Les sélections africaines ont accompli des progrès considérables et enregistré des succès majeurs », s’est félicité le président de la CAF, Patrice Motsepe, se disant « extrêmement fier » du parcours des représentants du continent.
Le Maroc a une nouvelle fois porté haut les couleurs du continent. Après son parcours historique de 2022, la sélection marocaine a atteint de nouveau les quarts de finale en 2026.
Le Royaume est ainsi devenu la première nation africaine à atteindre ce stade de la compétition lors de deux Coupes du monde consécutives.
L’Égypte a également atteint les huitièmes de finale. Les autres sélections africaines ont, selon la CAF, contribué à renforcer la présence du continent dans la compétition.
Pour Patrice Motsepe, cette performance confirme la progression du football africain. En 2022, 40 % des représentants africains avaient atteint le deuxième tour, contre aucun en 2018 et 40 % en 2014.
Malgré ce bilan historique, la CAF estime que le football africain doit encore franchir un cap pour permettre à une sélection du continent d’atteindre les dernières étapes menant au titre mondial.
L’instance prévoit ainsi une conférence réunissant sélectionneurs, membres des staffs techniques, anciens internationaux et experts du football africain. La rencontre devra analyser les performances du Mondial 2026, identifier les insuffisances et formuler des recommandations en vue de l’édition 2030.
Cette prochaine Coupe du monde revêtira une importance particulière pour l’Afrique, puisque le Maroc en sera l’un des pays hôtes aux côtés de l’Espagne et du Portugal.
La CAF entend parallèlement accélérer ses investissements dans la formation des jeunes, le football amateur, les championnats professionnels et les équipes nationales des 54 associations membres.
L’organisation prévoit notamment de renforcer la formation des entraîneurs et des cadres techniques à travers des sessions de perfectionnement dans les six zones géographiques du continent.
Le Championnat africain de football scolaire constitue également une priorité pour détecter et accompagner les talents dès le plus jeune âge.
Les infrastructures figurent parmi les autres chantiers majeurs. La CAF souhaite renforcer la coopération entre les fédérations, les gouvernements et le secteur privé afin d’accélérer la construction, la rénovation et l’entretien des stades.
L’objectif affiché est de permettre à chaque pays africain de disposer d’au moins un stade conforme aux normes de la CAF et de la FIFA. Une condition nécessaire pour que les sélections nationales et les clubs puissent disputer leurs compétitions internationales à domicile, devant leur public.














